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Single-serving friends

Everywhere I travel, tiny life. Single-serving sugar, single-serving cream, single pat of butter. The microwave Cordon Bleu hobby kit. Shampoo-conditioner combos, sample-packaged mouthwash, tiny bars of soap. The people I meet on each flight? They’re single-serving friends.

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Une chose formidable avec mes voyages et couchsurfing, c’est que je rencontre des gens formidables, passionnants, attachants. Le problème c’est qu’ensuite ils continuent leur chemin, et moi le mien, et généralement, nos chemins diffèrent.

Il y a Mariam, qui repart au Caire. Elle me fait rêver avec le soleil de son pays, elle me parle de chez elle, de la foule joyeuse dans les rues, et j’y suis déjà un peu. Il y a Romain, il est Français, et pourtant, quand il parle de « chez lui », c’est à Montréal. On se sert dans les bras. Fort. On se dit qu’on va se revoir. On y croit, sincèrement. Mais quand ? Ils me manquent tous un peu. J’aimerai pouvoir aller prendre un verre à l’autre bout du monde, juste une heure, pour revoir son sourire, et ses yeux qui pétillent.

Voyager, pour moi, c’est une suite de rencontres, et d’apprentissage de l’autre. Je dis à Claire et Sacha que je repasse bientôt à Berlin ; je regarde les billets d’avion : tiens, si j’allais faire un tour en Italie ? Je pourrai passer voir Cécile à Parme, ou Michele à Naples. Mais il y a aussi tous ceux que j’aime très fort à Paris, qui sont mon quotidien et qui font mon équilibre. Au moment où j’écris cet article, je suis dans l’avion qui m’y ramène. J’ai hâte de les voir, mais j’ai quand même un petit pincement au coeur en pensant à David, FSWL, Sylvain et Anna que je viens de quitter à Stockholm.

La vie est faite de choix, et il faudrait que je choisisse un endroit. Pour l’instant je regarde ce joli nuage de possible en souriant, et je m’y engage doucement…

9 comments

  1. J’ai vu une coquille si je puis me permettre : c’est « elle me FAIT rêver » 🙂

  2. Allez, on reprend ce qui a été dit sur Twitter.
    Bravo d’abord, pour avoir réussi à faire un article bisounours sur une quote aussi trash que les « single serving friends ».
    Ensuite, on note l’importance de pouvoir garder contact. Comme tu disais, tout le monde n’est pas sur facebook, mais rien qu’un mail, déjà, ça se lit de n’importe où, et ça (peut) se garde(r) à vie.

    Si je peux donner mon two cents, fut un temps où, moi aussi, j’avais l’occasion de voyager comme toi. Principalement en Europe, j’avoue, je n’avais pas du tout les moyens pour l’avion. Mais le pouce peut t’emmener loin. En ce temps là (autant dire la préhistoire) il n’y avait quasi pas de net (AOL bienvenue) et le couchsurfing était un concept que l’on pratiquait tous sans savoir comment le nommer.
    J’ai pu rencontrer des centaines de personnes. Dans la rue, dans le train, en stop, dans le panier à salade (et oui, parfois aussi 🙂 Et je notais toujours scrupuleusement leurs adresses. C’était donnant donnant. Tu viens quand tu veux si je viens quand je veux. Du couchsurfing au goutte à goutte en gros. Et ça marchait bien. Les quelques rares fois où je retournais dans ma ville natale, j’avais (nous avions) régulièrement de la visite à l’accent prononcé.

    Malheureusement la jolie histoire n’a pas une jolie fin. Tous ces gens n’existaient que dans mon petit carnet de voyage, un bloc note pourri orange aux feuilles détachables, mais qui ne quittait jamais ma poche de jean ou mon sac. Et un soir en Allemagne, on m’a justement volé ce sac. Avec le carnet.

    Adieu jolie Dagmar slovaque, adieu le couple d’Irlandais complètement taré qui vivaient en autarcie quasi totale. Adieu l’australien qui m’avait appris mes plus belles figures aux bolas…

    Conclusion, aujourd’hui entre smartphone et tablette, et même ne serait ce que les cybercafés, on a la chance d’avoir internet quasi partout.
    Entretenir le contact régulièrement par mail, et surtout, faire une copie de tout ce qui est dans notre petit carnet sur le net, où, on l’espère, il y restera toujours.

    Personnellement, je n’ai pas repris vraiment la route depuis. Un gamin dans les pattes ne facilite pas la chose. Puis faut que les vieux comme moi laissent la place aux plus jeunes, non?
    Merci encore Julia pour le « trip down memory lane »…

    • @Nicolas : Merci pour ce magnifique commentaire ! Quasiment un article dans mon article, un des plus beau commentaire sur ce blog je pense !
      L’idée que tu ai perdu ton carnet m’attriste beaucoup, et je me rend compte à quel point ce serait triste pour moi si ça m’arrivait 🙁 mais j’ai les gens sur couchsurfing, facebook, mail, répertoire téléphonique (synchro avec google), donc les plus importants sont bien à l’abri !
      Je me suis souvent posé la question, de comment allait être ma vie de voyageuse une fois que j’aurai un enfant. Ma mère m’a toujours emmené partout avec elle (premier vol en avion à 9 mois), j’aimerai en faire autant, mais dès fois, le boulot, les obligations familliales, le budget fait que ton quotidien te laisse peut de temps pr t’échapper à l’autre bout du monde j’imagine !

  3. Ravi que le commentaire te plaise 🙂

    Oui en effet, on peut très bien voyager avec un enfant. Mais ça demande certaines accommodations.

    J’ai toujours été un fanatique de l’improvisation. « Et si j’allais là » et j’y allais. Dormir dehors dans un sac de couchage pourri ne me faisait pas peur. Je disposais à l’époque d’une clé dite « PTT » qui permettait d’ouvrir toutes les portes d’immeuble en france. Le nombre de cave que j’ai pu squatter une nuit, dans la poussière…
    On va finir par me prendre pour un ex SDF *rires* mais non, j’adorais juste prendre la route pour la route.

    Avec un enfant, tout cela devient quasi impossible. On se dit que l’enfant peut aller là où on va, qu’il sera toujours heureux, mais… selon moi, n’est ce pas un peu égoiste?

    Cela dit, une fois que le môme pousse un peu – le mien a 8 ans maintenant – il devient plus possible de prendre la route, même en freestyle.
    Ca reste quand même différent. Une voiture n’est pas du luxe, une tente essentielle. Difficile aussi de terminer dans un panier à salade à l’étranger quand on a un enfant avec nous.

    Avec le couchsurfing, tout change. On dispose d’un point de chute, et c’est tout ce qu’il faut à un enfant. Et quelle opportunité d’ouverture à d’autres cultures, d’autres langues…

    Tu trouveras très vite ton équilibre. Au pire, il te faudra survivre aux trois premières années sédentaires de l’enfant avant de le faire s’envoler un peu partout ! C’est tout ce que je te souhaite… (et de trouver un papa similaire, surtout !)

    • Je crois que la partie « trouver un papa similaire » va être le plus compliquer 🙂 La plupart de mes zamoureux sont très sédentaires, à croire que les contraires s’attirent 🙂

  4. Bah, m’a fallu 33 ans pour rencontrer la bonne. tout vient à point…

  5. merci pour vos commentaires à tous les deux. si j’aime tous les articles de julia, celui-ci me touche particulièrement: comment faites vous pour supporter autant de séparations?

    j’en ai vécu pas mal, car j’ai bcp voyagé, essentiellement en france, et de ne pas garder le contact; pour une raison pour une autre, même si on y croyait sincèrement, est un regret qui me laisse une amertume désastreuse pour mes souvenirs. pas mal de choses ont changé pour moi ces dernières années, dont ce rapport à la séparation, mais pour autant je ne suis pas repartit en voyage, avec l’intensité du vécu et des rencontres qu’on y fait. alors que va t il se passer? 🙂

    bravo à vous deux et à tous les grands voyageurs pour cette capacité de vie.

    Nicolas, y a un article de julia sur un reporter, antoine http://www.juliachou.fr/voyages/like-a-hobo-les-aventures-extraordinaires-dantoine.html et je trouve que ça touche ton histoire avec ton fils. à mon sens, c’est un cadeau incommensurable que de lui offrir l’HABITUDE de découvrir l’autre, de se confronter à l’inconnu avec vigilance mais sans peur, de s’ouvrir à des horizons qui sont sans cesse repoussés. un de plus beaux cadeaux qu’un parent puisse faire à son enfant, à mon avis.

    bises à vous deux 🙂

  6. Enjoyed reading this, very good stuff, regards . « Be not careless in deeds, nor confused in words, nor rambling in thought. » by Marcus Aurelius Antoninus.

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